UNE FRANÇAISE GAGNE LES SOUVENIRS DE GEESINK

Anton GEESINK (NED) restera à jamais dans les mémoires pour sa performance médaillée d’or aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964. C’était le moment où le statut jusque-là invincible du Japon dans leur sport bien-aimé du judo a été inopinément ramené à l’emblématique Nippon Budokan par le géant hollandais. De manière aussi spectaculaire que la victoire de Geesink en 1964, l’équipe de France s’est qualifiée pour la finale de l’épreuve inaugurale par équipes mixtes pour vaincre la puissance du Japon.

Le retour des Jeux Olympiques à Tokyo et au Nippon Budokan a été l’occasion pour le pays hôte de démontrer que malgré l’immense succès de la mondialisation du sport, le Japon restait souverain. Pendant les sept jours de compétition individuelle, ce fut à peu près le cas car les Japonais ont connu un succès sans précédent depuis 1964. Puis vint le huitième jour, le dernier jour et l’introduction de l’épreuve par équipes mixtes. Après avoir remporté les quatre précédents championnats du monde, le Japon était pour beaucoup (et très certainement les Japonais eux-mêmes) le grand favori. Ils ont eu le luxe de pouvoir faire appel à neuf médaillés d’or potentiels pour constituer l’équipe de six.

Clarisse AGBEGNENOU (FRA) et ARAI Chizuru (JPN)

C’était peut-être un degré d’excès de confiance ; le sentiment que le simple fait de sélectionner n’importe quelle équipe de six parmi leurs neuf héroïques serait suffisant ? Peut-être était-ce la difficulté de trouver des réserves d’énergie suffisantes pour lutter à nouveau pour l’or ? Mais on peut soutenir que ce n’était pas tant ce que le Japon avait mal mais ce que les Français avaient bien, y compris la sélection inspirée de l’irrépressible Clarisse AGBEGNENOU (FRA) pour affronter ARAI Chizuru (JPN) à -70kgs, qui a vu la France prendre une avance de 1-0 . Ceci, couplé à l’expérience de l’épreuve par équipes des Français, en particulier Axel CLERGET (FRA), l’homme avec un tel succès pour son club Sucy-en-Brie (et dont la victoire contre un sous-pair MUKAI Shoichiro (JPN) a mis la France deux devant), a préparé la France pour une victoire mémorable et vraiment bien méritée.

Teddy RINER (FRA) le plus grand de tous les temps (il doit sûrement l’être maintenant), a finalement atteint son objectif d’une troisième médaille d’or olympique (bien que dans l’épreuve par équipe). Et qui peut refuser à lui ou à tout autre membre de l’équipe la place qui lui revient en tant que dignes médaillés d’or. Agbegnenou avait attendu une médaille d’or olympique pendant ce qui lui a paru une éternité et puis, tout d’un coup, la reine du judo en avait deux. Il y avait aussi d’autres qui ont apprécié et célébré le nouveau succès retrouvé de l’épreuve par équipes mixtes. Ce fut un début formidable pour ce qui sera sûrement le point culminant des futurs Jeux.

La publication FRENCH WIN STIRS MEMORIES OF GEESINK est apparue en premier sur European Judo Union.

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